C'est la fin, mes amis. Pas la fin du monde, non (pas comme la fois où mon chat a eu un sursaut de génie félin et où j'ai cru qu'on allait tous mourir). Pas la fin des haricots, d'ailleurs faites-moi penser à m'empiffrer parce que malgré des efforts constants toute ma vie durant pour devenir aussi gros qu'un boa qui a avalé une baleine, j'ai perdu du poids (sûrement les poils qui tombent, en fait. Hé oui, bientôt l'été !) Pas non plus la fin-te Fofie... Hihihi j'ai un humour à décréter les poules ("décréter" ça veut dire "enlever la crête". Comment ça, j'invente ?)
Non, c'est une fin pas très finale, finalement, parce qu'en fait j'ai encore presque rien fini du tout. Je me suis seulement libéré du carcan des cours de maths (pendant lesquels je dessinais des lombrics) et des TD de physique (qui m'ont permis d'exercer mon talent de somnambule) pour me plonger à corps perdu dans les... concours !! Dans deux semaines, j'attaque, armé seulement de mon stylo plume et de mon minuscule cerveau de vulpes vulpes, un mois entier d'épreuves composées entre autres d'un saut de poulailler, un résumé de la recette de la poule au chocolat, un test d'esquive de coups de fourches dans les fesses et une épreuve de mathématiques (ben quoi, faut aussi savoir compter les poules quand on est un renard). Ne vous inquiétez pas, je suis surentraîné (c'est-à-dire que j'ai travaillé au moins quatre heures depuis le début des vacances.)
En attendant ces quatre semaines apocalyptiques, je me nourris presque exclusivement de brioche, de saucisses et de riz (allez savoir comment je suis tombé à 47... C'est un mystère.) Et de poulet, évidemment. Et j'écoute Green Grass Of Tunnel de Múm en boucle pour me donner du courage. Ganbatte, Renard !!!
Je survivrai.

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